Bruxelles confrontée à sa troisième émeute en trois semaines

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A chaque fois, c’est la même chose : un groupe de personnes s’en prend à la police et détruit des voitures ou des commerces. Les commerçants en ont marre, tout comme les Bruxellois. Les hommes politiques cherchent des solutions pour arrêter ces violences.

En tout, une septantaine de personnes ont déjà été arrêtées. Il s’agit principalement de jeunes entre 15 et 18 ans qui ont déjà eu affaire à la police. Pour Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, ces émeutes sont liées. « Des jeunes s’infiltrent dans les événements pour faire du grabuge », a-t-il expliqué alors que les liens entre les trois émeutes n’ont pas encore été officiellement prouvés.  Le ministre pense qu’il y a un « réseau » de casseurs et il a promis de tout faire pour le démanteler.

De quelles émeutes parle-t-on ?

La première s’est déroulée le samedi 11 novembre dans le centre de Bruxelles, dans le quartier de la Bourse et près de la gare du Midi. Des bagarres ont éclaté après la qualification du Maroc pour la Coupe du monde de football. Entre 200 et 300 personnes s’en sont prises à la police : 22 policiers et un civil ont été blessés.  Des magasins ont été cassés et pillés et des voitures ont été brûlées.

La deuxième émeute a eu lieu le 15 novembre sur la place de la Monnaie à Bruxelles. Vargasss92, une star des réseaux sociaux, avait appelé ses fans à le rencontrer à 16h. La police est intervenue étant donné que ce rassemblement n’avait pas été autorisé par la ville de Bruxelles. Mais, rapidement, certaines personnes présentes se sont mises à jeter des projectiles sur les policiers. Des vitres de la Bibliothèque de la Monnaie ont été cassées. Une camionnette a été détruite.

La troisième s’est passée samedi dernier, le 25, près de l’Avenue Louise à Bruxelles. Ces violences ont eu lieu pendant une manifestation qui protestait contre l’esclavage en Libye. Une trentaine de jeunes présents à cette manifestation ont soudain caché leur visage et se sont mis à briser les vitrines de deux commerces. Une voiture de police a également été détruite.

Que faire pour empêcher les émeutes ?

Les bourgmestres des différentes communes de Bruxelles cherchent des solutions, tout comme le gouvernement bruxellois et Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur.

Jan Jambon souhaite surveiller les réseaux sociaux étant donné que les jeunes casseurs utilisent ce moyen de communication pour se donner rendez-vous afin de semer le trouble lors des événements. Il a également promis de recruter davantage de policiers.

Bianca Debaets, secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Egalité des Chances, a proposé que les policiers viennent dans les écoles pour expliquer le fonctionnement de la police et les règles que les citoyens doivent respecter. L’idée est qu’ils se présentent dans les classes afin que les jeunes aient confiance en eux et ne voient pas le policier comme une personne à combattre.

Charles Picqué, le président du parlement bruxellois, souhaite davantage d’agents de quartier à Bruxelles. Ceux-ci seraient connus des familles et pourraient assurer le suivi auprès des jeunes.

Plusieurs hommes politiques ont appelé à une « tolérance zéro » contre les casseurs.

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