Bruxelles, le 22 mars 2016, 07h58

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Il y a un an, le mardi 22 mars 2016, la Belgique était frappée par les pires attentats qu’elle n’ait jamais connus. Trente-deux personnes ont perdu la vie et plus de 300 ont été blessées.

C’était il y a un an. Jour pour jour. Comme beaucoup d’entre nous, tu dois certainement te souvenir de ce que tu était en train de faire ce mardi 22 mars 2016, entre 8h00 et 10h. Tu étais très probablement sur le chemin de l’école, à la garderie ou déjà en classe quand tu as découvert le drame qui venait de se jouer dans la capitale. A la radio, la télévision, sur Internet, les premières infos et images tombent peu à peu: deux attentats ont frappé notre pays, l’un à 7h58 à l’aéroport de Bruxelles-national, l’autre à 9h11 à la station de métro Maelbeek.
Après l’effroi et la panique, il faut comprendre, difficilement, ce qu’il vient de se passer:la Belgique a été la cible d’attentats terroristes, perpétrés par des membres de l’organisation Etat islamique. Le bilan est très lourd: 32 personnes sont décédées et 320 ont été blessées. Ce mercredi 22 mars, de nombreuses cérémonies d’hommage sont organisées un peu partout dans la capitale en souvenir des victimes.

Un an après, que sait-on des terroristes?

Le 22 mars 2016, trois hommes se sont fait exploser à Bruxelles: Najim Laachraoui (24 ans) et Ibrahim El Bakraoui (29 ans) se sont fait sauter à l’aéroport de Bruxelles-national. Khalid El Bakraoui (27 ans), le frère d’Ibrahim, s’est fait exploser dans le métro à Maelbeek. Ces trois hommes étaient tous liés aux attentats de Paris du 13 novembre 2015.
Deux autres hommes ont aussi joué un rôle clé dans ces attentats: Mohamed Abrini et Osama Krayem, également impliqués dans la préparation des attentats de Paris, ont tous deux renoncé à activer leurs explosifs le 22 mars 2016 à Bruxelles – Abrini, à l’aéroport; Krayem, dans le métro. Ils ont été arrêtés le 8 avril 2016 dans la banlieue de Bruxelles.

Où en est l’enquête?

Après un an d’enquête, il reste encore beaucoup de questions auxquelles répondre sur les attentats. Mais les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place. On sait ainsi, grâce aux déclarations de Mohamed Abrini au lendemain de son arrestation, que les terroristes du 22 mars voulaient au départ frapper une nouvelle fois la France, et pas la Belgique. En effet, le 15 mars 2016, la police découvre la cache où se planque Salah Abdeslam, le seul survivant parmi les terroristes qui se sont fait exploser à Paris le 13 novembre 2015. Il est arrêté trois jours plus tard. Tout s’accélère alors pour les futurs kamikazes bruxellois: ils rédigent un « testament » et décident, en coordination avec leurs contacts syriens, de frapper la capitale européenne, selon des enregistrements découverts sur un ordinateur abandonné dans une poubelle.
Aujourd’hui, l’enquête est encore très loin d’être bouclée. Quelque 900 victimes se sont portées parties civiles. Et nombreuses sont encore des victimes à attendre que leurs assurances les dédommagent – beaucoup ont dû sûbir plusieurs opérations, rester à l’hôpital, arrêter de travailler, etc.
Enfin, neuf suspects, dont Krayem et Abrini, ont été inculpés d’assassinats dans « un contexte terroriste ». Mais leur procès n’est pas attendu avant des années.

La sécurité est renforcée

Au fil du temps, tu t’es sans doute habitué à leur présence. Les militaires patrouillent tous les jours dans les rues, les lieux publics, les gares, les stations de métro,… Un an après les attentats, la menace terroriste est toujours située au niveau 3, c’est-à-dire qu’elle reste « possible et vraissemblable ». De nombreuses mesures de sécurité ont donc été renforcées. On citera ainsi que les perquisitions dans le cadre de dossiers terrroristes sont désormais possibles 24h sur 24, que les contrôles aux frontières sont à nouveau autorisés, que de nouveaux policiers ont été recrutés, etc.

Crédit photo: Reporters