USA : Donald Trump a déclaré l’urgence nationale pour construire son mur

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Nous t’avions expliqué il y a quelque temps que les Etats-Unis étaient restés paralysés un mois à cause d’un « shutdown ». Pour rappel, certains travailleurs n’avaient pas été payés et plusieurs services fonctionnaient au ralenti, notamment celui chargé de distribuer de la nourriture aux personnes les plus pauvres. Hé bien, finalement, tout était rentré dans l’ordre. Le président américain Donald Trump avait décidé de faire des concessions pour que le pays puisse fonctionner normalement. Cependant, ces concessions étaient temporaires. Les Etats-Unis risquaient à nouveau d’être paralysés. Pour éviter que cela arrive, Donald Trump a déclaré « l’urgence nationale ».

Pourquoi a-t-il fait cela?

En réalité, si les Etats-Unis avaient été paralysés une première fois, c’était parce que Donald Trump tenait absolument à construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Son but? Empêcher les Mexicains (et tout ceux qui vivent au sud des Etats-Unis) d’entrer illégalement aux Etats-Unis. S’il y a eu un blocage, c’est parce que beaucoup ne voulaient pas dépenser autant d’argent (5,7 milliards de dollars, soit 5 milliards d’euros) pour construire ce mur.

Afin de ne pas retomber dans le même blocage qu’en janvier, Donald Trump a eu une idée : déclarer l’urgence nationale. En d’autres termes, cela veut dire que Donald Trump n’a pas besoin de l’accord du Congrès pour débloquer l’argent nécessaire à la construction de son mur. Or, le Congrès, qui a été élu par les Américains, était en partie contre ce projet de mur.

Pouvait-il déclarer l’urgence nationale?

Certains ne sont pas contents que Donald Trump soit passé au-dessus du Congrès pour faire ce qu’il voulait. En faisant son annonce vendredi dernier, Donald Trump a confié s’attendre « à des poursuites judiciaires » mais a aussi expliqué « être sûr de gagner ». Quoiqu’il en soit, cet acte pose question. Dans un pays démocratique, il est rare que quelqu’un puisse décider de tout tout seul. Les Etats-Unis l’autorisent mais seulement de façon exceptionnelle. Par exemple, Barack Obama, le prédécesseur de Trump avait utilisé l’urgence nationale pour permettre de lutter plus vite et plus efficacement contre le grippe H1N1. George W. Bush, un autre président américain, l’avait fait au moment des attentats du 11 septembre 2011 qui avaient touché les Etats-Unis pour donner plus d’argent à l’armée et autoriser les interrogatoires musclés de prisonniers liés au terrorisme.

Dans ces derniers exemples, il s’agissait de vraies situations d’urgence (même si les décisions prises ont parfois été critiquées). On peut se demander si contourner quelqu’un qui n’est pas d’accord avec soi est « urgent ». D’autant que si un président l’a fait une fois, cela veut dire que les futurs pourront le faire également. Donald Trump va, lui, soutenir que c’était « urgent » car l’arrivée de migrants provoque une crise aux Etats-Unis. Reste à voir s’il aura le dernier mot…

crédit photo : reporters

 

RDC : Félix Tshisekedi, un président sans pouvoir?

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La semaine passée, nous t’expliquions pourquoi la situation était très tendue en République démocratique du Congo (RDC). Hé bien, les choses ne se sont pas vraiment arrangées. Les résultats « officiels » ont en effet été publiés. Selon les autorités du pays, c’est Félix Tshisekedi (sur la photo), un des candidats de l’opposition, qui a remporté les élections. Cependant, selon de nombreux observateurs qui étaient sur place, ce n’est pas lui qui a gagné mais bien Martin Fayulu , l’autre candidat de l’opposition. Lire l’article

Que s’est-il passé à la COP24 pour le climat? Pas grand chose!

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Nous te l’avions expliqué dans un autre article : lors de la  COP24, 196 pays étaient invités à discuter ensemble du réchauffement climatique. Le but était clair : définir les moyens à mettre en place pour limiter la hausse des températures à +2°C. Malheureusement, cette conférence a globalement déçu. Lire l’article