Ce 15 mars, le monde entier s’est mobilisé pour le climat

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Etats-Unis, Canada, France, Portugal, Belgique, etc. ; de nombreux pays ont participé ce vendredi 15 mars à la « Global strike for future » (en anglais, la grande grève pour le futur). De cette manière, jeunes et adultes voulaient encourager les politiques à s’occuper davantage du climat. 

En Australie par exemple, des jeunes affichaient des pancartes où on pouvait lire « le réchauffement climatique est pire que Voldemort » (référence au nom du méchant dans la saga Harry Potter). Même si les mots utilisés étaient légèrement différents en fonction des pays, le message global était le même : « agissons pour le climat, il n’y a plus de temps à perdre ».

En Belgique, cela fait déjà plusieurs mois que certains élèves sèchent les cours tous les jeudis afin de manifester pour le climat. Cette fois, ils ont été rejoints par des adultes qui, eux aussi, s’inquiètent du réchauffement climatique. Il y avait des membres de syndicats, des associations, des élèves, des grands-parents. En tout, près de 50.000 personnes ont manifesté dans notre pays. Des rassemblements étaient en effet organisés dans une dizaine de villes (Bruxelles, Gand, Louvain, Mons, Tournai, Louvain-la-Neuve, etc.).

S’il est compliqué de connaître avec certitude le nombre de manifestants total à travers le monde, des centaines de villes ont en tout cas participé à l’événement.

Qui a donné l’idée à tous ces gens de manifester?

C’est Greta Thunberg, une jeune Suédoise de 16 ans, qui a été la source d’inspiration de nombreux jeunes. Comme nous te l’expliquions dans un ancien article du Tremplin, c’est elle qui a donné l’idée aux jeunes Belges de sécher les cours pour le climat. Elle-même le fait depuis des mois. « A quoi cela sert d’étudier si l’on a pas de futur? », se demande-t-elle constamment.

Pourquoi aller manifester?

Pour forcer les gouvernements à faire plus pour le climat. Un rapport du Giec publié fin 2018 expliquait que la température risquait d’augmenter de 3°C avant la fin du siècle. Or, la majorité des pays du monde s’étaient engagés en 2015 à Paris à tout faire pour limiter l’augmentation à 2°C! Pour beaucoup, cela veut tout simplement dire que ces pays ne font pas assez pour le climat. En manifestant en nombre, ils espèrent donc que les pays respecteront leurs engagements. Car s’ils ne le font pas, les conséquences du réchauffement climatique (montée du niveau des mers, disparition de certaines espèces, etc.) se feront sentir plus vite que prévu !

crédit photo : reporters