Des milliers de personnes défendent les migrants au parc Maximilien

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Connais-tu le parc Maximilien ? Sais-tu pourquoi il fait la Une de l’actualité depuis des mois ? 

Ce dimanche, 2.500 personnes ont formé une grande chaîne humaine sur plusieurs centaines de mètres afin de protester contre l’opération policière qui avait pour but d’arrêter des migrants au parc Maximilien. Ces personnes ont également manifesté contre la politique du gouvernement belge en matière d’asile et de migration.

Que se passe-t-il au parc Maximilien ?

Ce parc est situé à Bruxelles, à 500m de la gare du Nord. Depuis 2015, c’est le lieu où se regroupent les migrants. Ces gens sont originaires d’Irak ou de Syrie et sont venus dans notre pays pour fuir la guerre. Ils souhaitent pour la plupart pouvoir rester en Belgique pour avoir une vie meilleure mais ils sont en situation illégale, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de papiers officiels les autorisant à rester en Belgique.

Etant donné qu’il n’y a plus de place dans les centres d’accueil pour les héberger, les migrants – qui sont aujourd’hui environ 600 – se sont installés dans ce parc. Chaque nuit, des citoyens belges viennent leur apporter de la nourriture. Il s’agit de bénévoles de la « plateforme citoyenne ». Cette plateforme encourage également chaque Belge à accueillir un migrant chez lui afin de lui permettre de passer la nuit au chaud. Une opération qui a de plus en plus de succès étant donné que des centaines de personnes sont hébergées chaque jour.

Le gouvernement, lui, a peur que le nombre de migrants présents dans ce parc continue à augmenter et que la situation devienne incontrôlable. « Autour de la gare du Nord, ce sont des gens qui font le choix d’être dans l’illégalité. Soit on demande l’asile en Belgique, soit on quitte le pays », a déclaré Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur.  Le gouvernement organise donc régulièrement des opérations policières. Des migrants sont alors arrêtés et conduits devant l’Office des étrangers qui les place généralement en « centre fermé ». Il s’agit d’un endroit qui ressemble à une prison et où les personnes en situation illégale sont surveillées. Elles doivent y rester jusqu’à ce que la Belgique leur dise qu’elles peuvent vivre dans notre pays ou jusqu’à ce qu’un avion les ramène dans leur pays d’origine.

Les associations qui viennent en aide aux réfugiés sont contre ces arrestations organisées par le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken. Elles protestent également contre la nouvelle idée du gouvernement qui veut pouvoir se rendre – sous certaines conditions – au domicile des citoyens qui hébergent des migrants afin d’arrêter les personnes en situation illégale. Si ce projet de loi n’est pas encore voté, les bénévoles sont déjà prêts à répliquer et à ne pas se laisser faire.

Crédit photo : belga