Des substances toxiques retrouvées dans le corps de nombreux adolescents

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Quelles substances ont été retrouvées? Comment a-t-on pu les détecter? Faut-il s’inquiéter? Réponses.

La Wallonie a dévoilé lundi dernier les résultats de sa grande enquête sur les substances toxiques présentes dans le corps des Wallons.

Qu’apprend-on?

En résumé, plusieurs métaux toxiques, polluants ou encore pesticides sont présents dans le corps de la majorité des participants. Pire, des traces de pesticides interdits depuis 40 ans ont été retrouvés chez 20% des participants à l’étude ! Cela veut donc dire que, même quand on interdit une substance dangereuse, elle reste dans l’environnement pendant encore des années ! Les pesticides actuels ont, eux, été détectés chez 97% des adolescents et des adultes.

En ce qui concerne le plomb, un métal lui aussi toxique, il a été détecté dans le sang de beaucoup de Wallons. Ce est inquiétant, c’est qu’il est présent en des quantités qui peuvent mettre en danger la santé des gens. Sa présence peut s’expliquer par plusieurs raisons : le tabac, la présence de vieilles peintures au plomb dans la maison ou encore de vieux tuyaux au plomb présents aux alentours. Le niveau de plomb, bien qu’inquiétant, est toutefois inférieur aux dernières années. C’est dû au fait que la Wallonie est en train de remplacer le plomb encore présent dans les canalisations.

Bonne nouvelle toutefois, la présence de bisphénol, une substance qui peut avoir des effets sur le corps des gens, a diminué. Le bisphénol se trouve actuellement dans des bouteilles en plastique, des cannettes ou encore des emballages plastique. Mais plusieurs campagnes ont alerté les gens sur les dangers du bisphénol sur les plus jeunes, ce qui a manifestement eu un impact.

Comment sont-ils arrivés à détecter ces substances?

Pour réaliser cette étude, les scientifiques ont fait appel à 828 Wallons, choisis dans toutes les provinces de Belgique. En tout, il y avait 261 adultes de 20 à 39 ans, 283 adolescents de 12 à 19 ans et 284 nouveaux-nés. Les scientifiques leur ont demandé de faire une prise de sang et de donner un échantillon d’urine. Plusieurs laboratoires ont ensuite analysé ces données pour détecter les substances toxiques qui y étaient présentes.

Faut-il s’inquiéter? Que faire?

Ces résultats sont préoccupants, mais ne sont pas pires que dans d’autres pays européens. Il faut toutefois prendre ce problème au sérieux ! Grâce à cette étude, le gouvernement wallon va tenter d’agir pour diminuer la présence de ces substances toxiques. Comment? En encourageant les agriculteurs à diminuer l’usage de pesticides dans leurs champs. Ou en continuant à supprimer toute trace de plomb dans l’environnement. Ils espèrent que, dans les prochaines années, les substances dangereuses diminueront.

crédit : pexels