Deux otages français libérés au Burkina Faso

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Les deux hommes sont rentrés en France sains et saufs ce dimanche. Malheureusement, deux militaires sont morts en les sauvant. Explications.

Benin-CIA_WFB_MapTout commence le 1er mai dernier. Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, deux Français, décident de faire un safari au Bénin, un pays situé à l’ouest de l’Afrique (en clair sur la carte). Une fois arrivés à destination, ils demandent à un habitant de les conduire dans le parc où ils pourront voir les animaux. Malheureusement, les deux Français et leur guide n’arriveront jamais à destination. Sur leur chemin, ils rencontrent un groupe terroriste qui n’a pas encore pu être identifié. Ces individus dangereux tuent leur guide, brûlent leur voiture et kidnappent les Français qui sont conduits dans le pays voisin, le Burkina Faso (voir carte).

Un sauvetage risqué

Rapidement mise au courant de la disparition de ces touristes, la France décide d’agir pour les sauver. Le temps presse car les otages risquent d’être transférés dans un autre pays, le Mali, où il sera très compliqué de les sauver. Dans l’après-midi du 9 mai, une vingtaine de militaires français sont prêts à intervenir. Le président Emmanuel Macron valide l’opération. Malheureusement, ils se font repérer et un combat s’engage. Deux militaires français seront tués ainsi que 4 terroristes.

Les otages français sont libérés, tout comme une Coréenne et une Américaine dont la disparition n’avait pas été remarquée. Les quatre se trouvent en avant sur la photo d’illustration.

En revenant en France, les deux Français ont déclaré qu’ils étaient « conscients du sacrifice des deux militaires ». Un hommage national sera rendu à ces héros ce mardi en France.

Que faisaient les touristes dans cet endroit dangereux?

Une fois l’émotion passée, des questions se posent. En effet, les touristes Français se sont rendus dans une zone classée « orange » par le ministère des Affaires étrangères. Cela veut dire qui’il était vivement déconseillé d’y aller « sauf bonne raison ». Or, le tourisme n’est pas une « bonne raison » de prendre des risques. A un moment, les Français ont même été en zone « rouge », une zone où il ne faut absolument pas aller ! « Nous nous réjouissons de leur retour mais ils ont pris tous les risques en allant dans cet endroit », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères. L’un des deux otages, Laurent Lassimouillas, a reconnu qu’ils auraient dû mieux écouter les recommandations de la France et ne pas se rendre dans cette région.

crédit photo : belga