L’Afrique du sud remporte la Coupe du monde de rugby

rugby-afpBON

La Coupe du monde de rugby masculine a eu lieu au Japon du 20 septembre au 2 novembre. Retour sur l’histoire très particulière de l’équipe d’Afrique du sud.

L’Afrique du sud s’est imposée 32-12 ce samedi lors de la finale qui l’opposait à l’Angleterre. En devenant champions du monde, les « Springboks » (en anglais, antilopes) ont donc détrôné la Nouvelle-Zélande qui avait remporté les deux précédentes éditions.

Après leur victoire en 1995 et 2007, c’est la troisième fois que les Sud-Africains gagnent la Coupe du monde.

Pourquoi les Springboks ont-ils une histoire si particulière?

Pendant des années, seules les personnes de couleur blanche ont été autorisées à faire partie des Springboks. Comme dans d’autres domaines, les Blancs et les Noirs n’étaient pas égaux en Afrique du sud. Contrairement aux Blancs, les personnes noires ne pouvaient par exemple pas aller voter ou se rendre dans certains lieux publics. Ce système profondément injuste, nommé « Apartheid », a été mis en place par les Blancs (qui ne représentaient que 20% de la population) de 1948 à 1991.

Mais que viennent faire les Springboks là-dedans? A la fin de l’apartheid, cette équipe de rugby est détestée par une partie de la population car elle est considérée comme le symbole de la domination des Blancs sur les Noirs. Cependant, Nelson Mandela, le premier président noir du pays, décide d’en faire un symbole d’unité.

Lorsque les Springboks remportent la Coupe du monde de rugby en 1995, c’est Nelson Mandela en personne qui remet la Coupe au capitaine blanc de l’équipe. Un symbole très fort étant donné que Nelson Mandela a passé 27 ans en prison pour avoir réclamé l’égalité entre les Blancs et les Noirs.

Depuis, de plus en plus de joueurs noirs ont rejoint les Springboks. Lors de cette Coupe du monde, Siya Kolisi est d’ailleurs devenu le premier capitaine noir des Springboks à soulever un trophée.

Si le racisme n’a pas encore disparu dans ce pays, les Springboks sont devenus le symbole de tolérance et de paix. Ils ont en effet prouvé ce qu’une équipe peut faire quand elle joue ensemble et ce, peu importe la couleur de peau de ses joueurs.

 

crédit photo : reporters

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