L’Arabie saoudite a-t-elle fait tuer le journaliste Jamal Khashoggi ?

khassoghiBON

Qu’est-il arrivé à ce journaliste? Qui était-il? Pourquoi a-t-il été tué? Découvre le récit de cette histoire aussi terrible que mystérieuse. 

Jamal Khashoggi (sur la photo), 59 ans, était un journaliste originaire d’Arabie saoudite. Depuis quelque temps, il vivait aux Etats-Unis et écrivait pour le Washington Post, un prestigieux journal américain. Dans ses articles, il n’hésitait pas à critiquer l’Arabie saoudite. « Jamal était au courant de beaucoup de choses, beaucoup de gens avaient intérêt à ce qu’il se taise », a confié une source anonyme à La Libre Belgique. L’Arabie saoudite l’a-t-elle fait tuer pour le faire taire? C’est en tout cas ce que suspectent beaucoup d’observateurs même si l’Arabie saoudite n’a bien sûr pas confirmé l’information.

Une mort étrange

C’est au cours d’un séjour en Turquie que Jamal est mort. Le 2 octobre, il s’est en effet rendu dans l’ambassade d’Arabie saoudite en Turquie afin de faire les démarches pour pouvoir épouser sa compagne d’origine turque. Il n’en est plus jamais ressorti. Si l’Arabie saoudite avait dans un premier temps expliqué que Jamal était ressorti vivant de l’ambassade, elle a finalement changé sa version et avoué que Jamal avait été tué dans ce bâtiment à la suite d’une bagarre.

La police turque, elle, a une version bien différente. Selon elle, une équipe de 15 Saoudiens sont arrivés en Turquie dans le but de tuer le journaliste dès qu’il mettrait un pied dans l’ambassade. Un enregistrement sonore prouve en tout cas que le journaliste a été torturé avant d’être tué. La version d’une « bagarre » devient donc assez difficile à croire.

Le rôle trouble de l’Arabie saoudite

Depuis cette affaire, l’Arabie saoudite est pointée du doigt par les autres pays du monde. De plus, les alliés de l’Arabie saoudite ne savent plus comment réagir face à cette histoire. Donald Trump, le président américain, ne veut pas se mettre ce pays à dos mais ne peut pas non plus ignorer ce qui est arrivé à un journaliste vivant dans son pays ! 

Pour prouver qu’elle prenait cette affaire au sérieux, l’Arabie saoudite a arrêté 18 personnes et viré 2 hauts responsables. Toutefois, beaucoup pensent que ces arrestations ont eu lieu pour protéger le véritable coupable : le prince Mohammed ben Salmane, le prince héritier d’Arabie saoudite. Il est en effet suspecté d’avoir joué un rôle dans l’assassinat du journaliste. L’Union européenne a demandé à ce que l’Arabie saoudite fasse vite la lumière sur cette histoire. 

crédit : afp