Le loup est de retour en Belgique

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Fin octobre, des chasseurs sont tombés nez à nez avec un loup à Nassogne, dans la province de Luxembourg! Une rencontre peu commune. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter: c’est un loup qui se déplaçait seul et non en troupeau.

Deux chasseurs de Nassogne, en province de Luxembourg, n’en croient toujours pas leurs yeux. Fin octobre, alors qu’ils participaient à une partie de chasse dans les bois de Masbourg, ils sont tombés nez à nez avec… un loup! . « Alors qu’ils pensaient avoir cerné un gibier, ils ont vu un loup… Ils ont immédiatement signalé cette observation à un garde-forestier », raconte Jean-Sébastien Sieux, directeur du cantonnement de Marche. Le Département Nature et Forêts (DNF) a ensuite procédé à divers recoupements et a estimé récemment que le témoignage des deux chasseurs était « crédible ». « Notamment parce que l’un des observateurs est un empailleur et qu’il a déjà eu l’occasion d’empailler un loup. Il est aussi spécialisé dans le domaine », souligne Jean-Sébastien Sieux.

De passage

La présence du loup en Belgique est certes surprenante, mais pas exceptionnelle, insiste encore M. Sieux. Sur les ondes de la radio BelRTL, il a ainsi expliqué : « Ça ne veut pas nécessairement dire que le loup est installé dans nos forêts mais que le loup est en passage probablement. D’ailleurs, nous avons des familles de loups installées presque à nos frontières puisque la présence du loup est avérée dans les Vosges, dans la Meuse française. Ces populations qui sont en périphérie de la Wallonie contiennent des animaux qui vont essayer de coloniser d’autres territoires. Il y a d’ailleurs un individu isolé qui a été observé en Hollande qui provenait d’une population alpine et non pas allemande et donc on peut supposer qu’il a transité soit par la Wallonie ou à proximité des frontières de notre pays ».

Ce qui fait dire sans hésitation à Anthony Kohler, vice-président de l’association française de protection des grands prédateurs (Ferus) actuellement basé en Belgique, que « le loup va bel et bien revenir en Belgique ». Il s’explique : « L’espèce est en pleine phase de recolonisation de ses territoires, et les meutes les plus proches ont été localisées à moins de 250 kilomètres des frontières belges. Une distance tout à fait surmontable pour un loup, qui peut parcourir sans problème plus de 300 km ».

Pas d’inquiétude
Néanmoins, le retour du loup en Wallonie ne doit pas nous effrayer. Jean-Sébatien Sieux tient à rassurer : « Notre région est fort urbanisée. Le loup est très craintif. S’il vous entend dans la forêt, il va plutôt fuir que d’attaquer. A ce sujet, il n’y a vraiment aucune crainte à avoir ».

Crédit photo: Reporters