Les échecs se pratiquent aussi sur les bancs de l’école

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Quatre jeunes francophones sont devenus champions et vice-champions de Belgique d’échecs ce weekend. Une discipline que développe la ministre de l’Enseignement comme outil pédagogique.

Peut-être t’es-tu déjà lancé à l’assaut de l’échiquier avec tes chevaux, tes fous, tes pions ou encore ta Dame ou ton Roi? Peut-être pas. Cet article sera alors l’occasion pour toi de faire connaissance avec une discipline qui séduit de plus en plus de jeunes: le jeu d’échecs.

Pour preuve, la semaine dernière, 395 jeunes de moins de 18 ans se sont retrouvés à Blankenberge lors du Championnat de Belgique d’échecs. Nonante-six francophones, dont 15 filles, y ont participé. Parmi eux, quatre se sont démarqués ce weekend: Eloïse Jortay est devenue championne de Belgique d’échecs dans la catégorie des filles de moins de 8 ans tandis que quatre garçons sont devenus vice-champions (Rubben Micciche chez les garçons de moins de 10 ans, Laurent Huynh chez les garçons de moins de 14 ans et Nicolas Capone chez les garçons de moins de 18 ans).

« Echec et mat »

Avant d’aller plus loin, revenons d’abord sur ce qu’est le jeu d’échecs. Il s’agit d’un jeu qui consiste en un plateau, appelé l’échiquier, autour duquel s’opposent deux joueurs installés face à face. L’échiquier est composé de 64 cases noires et blanches. Chaque joueur a 16 pièces (noires pour l’un, blanches pour l’autre), dont un roi, une dame, deux tours, deux fous, deux cavaliers et huit pions. L’objectif final du jeu est de mettre son adversaire « échec et mat », c’est-à-dire que son roi ne puisse plus faire aucun déplacement sur l’échiquier.

Concentration, mémoire et détermination

Au-delà de la pratique d’un jeu qui reprend les avantages « classiques » d’un jeu de société – s’amuser, réfléchir, mettre en place des tactiques pour gagner du terrain sur son adversaire,…-, le jeu d’échecs est également un outil de développement cognitif. Ainsi, il est scientifiquement prouvé que le jeu d’échecs:
- améliore la concentration;
- développe le sens de la créativité, la mémoire et les compétences décisionnelles, et
- permet d’apprendre la détermination, la motivation et l’esprit sportif.

En outre, de nombreuses études scientifiques ont démontré que jouer aux échecs permettait aux élèves d’obtenir de meilleurs résultats scolaires en mathématiques, langue maternelle, langues et sciences.
Voilà pourquoi l’apprentissage des échecs est de plus en plus plébiscité dans les écoles. En Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (CDH) a ainsi pris de nouvelles mesures visant à promouvoir le jeu d’échecs comme un outil pédagogique dans les écoles. « La distribution d’échiquiers dans 68 écoles l’an passé et la demande d’inscrire au moins une équipe par école a largement augmenté le nombre d’inscrits » au tournoi d’échecs interscolaire organisé en Fédération Wallonie-Bruxelles en début d’année, explique Laurent Wéry, responsable Jeunesse pour la Fédération Echiquéenne francophone de Belgique( FEFB). « Les professeurs proposent aux jeunes de s’inscrire aux compétitions. Aujourd’hui, on dépasse les 120 écoles avec une activité échecs, contre une cinquantaine avant les mesures de promotion de la Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Et la FWB n’est pas la seule à encourager la pratique des échecs à l’école. L’Arménie est le premier pays au monde à avoir rendu l’apprentissage des échecs obligatoire dans les écoles en 2011. D’autres pays ont suivi: le Mexique, la Chine, l’Inde et l’Allemagne.

Crédit photo: Reporters