L’Onu au chevet des migrants

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L’Organisation des Nations unies (Onu) tient cette semaine sa 71e Assemblée générale à New York (Etats-Unis). Elle sera centrée sur la question des réfugiés et des migrants.

Samedi soir, à New-York, l’explosion d’une bombe artisanale dans le quartier branché de Chelsea faisant 29 blessés légers a ravivé les craintes des New-Yokais. Pour la première fois depuis les attentats du 11 septembre 2001 (voir notre article dans le Tremplin News du 14/9), New York a revécu la peur d’un attentat.
Cet acte n’est pas isolé puisque quelques heures plus tôt, une bombe artisanale avait explosé dans le New Jersey dans une poubelle sur le parcours d’une course à pied tandis que dans le Minnesota, un homme a agressé au couteau huit personnes dans un centre commercial.

193 Etats membres

C’est sur ce fond de potentiels actes terroristes que s’est ouverte lundi à New York la 71e Assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations unies (Onu).
Avant tout, tu dois savoir que l’AG de l’Onu est l’un des six organes principaux de l’Onu. Elle a un rôle consultatif, c’est-à-dire qu’elle ne peut imposer de décisions, pour les thématiques en lien avec le maintien de la paix et la sécurité internationale. Y participent au total 193 Etats membres, dont la Belgique.

« Un sommet des dirigeants »

La question centrale abordée toute cette semaine concerne la crise migratoire dans le monde, la plus importante depuis la Seconde guerre mondiale. Une réunion de haut niveau dédiée aux réfugiés et aux migrants a eu lieu lundi. Elle a été prolongée mardi par un « sommet des dirigeants » sur les réfugiés, organisé à l’initiative du président américain Barak Obama, dont c’est la dernière participation à une AG de l’Onu (car un nouveau président des USA sera élu en novembre prochain). Ce sommet réunissait les 15 pays contribuant le plus à l’aide humanitaire, parmi lesquels figurent la Belgique.
De quoi devait-on y discuter? Il était question de convaincre les gouvernements d’accroître de 30% leur contribution au financement de l’aide humanitaire – la Belgique a, elle, déjà augmenté son aide de 25% aux victimes de la guerre en Syrie -, de doubler le nombre global de réfugiés admis à s’installer dans un pays d’accueil et de faciliter leur intégration par l’éducation et l’emploi.

Crédit photo: Reporters (sur la photo, le secrétaire général Ban Ki Moon)