Par peur des maladies, les chauffeurs de bus ne veulent plus s’arrêter à la gare du nord

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Les chauffeurs de bus De Lijn (en Flandre) et de la STIB (à Bruxelles) ont décidé de ne plus s’arrêter à Bruxelles-Nord. Les voyageurs doivent donc aller plus loin pour prendre les transports en commun. Explications.

Si les chauffeurs ont pris cette décision, c’est parce qu’ils ne se sentent pas en sécurité à Bruxelles-Nord et qu’ils craignent d’être malades. La semaine dernière, des médias flamands expliquaient qu’il y avait une épidémie de maladies (gale, tuberculose et malaria) à Bruxelles-Nord. En cause? La présence de migrants en transit dans la gare.

Pas d’épidémie

Un rapport du Service d’inspection de l’hygiène publié cette semaine reconnaît qu’il y a bien eu des cas de tuberculose, de malaria et de gale mais il refuse de parler d’épidémie. Selon le document, les malades sont peu nombreux. De plus, ils sont très vite soignés. Autrement dit, le risque que les chauffeurs de bus et leurs passagers soient contaminés simplement en s’arrêtant à Bruxelles-Nord est extrêmement faible.

Pas de la faute des migrants, mais de leurs conditions de vie

Si ces maladies se développent à la gare du Nord, c’est surtout en raison des conditions de vie des migrants. Des centaines de personnes dorment en effet sur le sol dans un local de la gare sans accès à un point d’eau ou à des toilettes. “Comme il n’y a pas non plus de poubelles, les déchets s’accumulent et contribuent au manque d’hygiène”, explique un rapport du Service d’inspection de l’hygiène publié cette semaine. N’importe qui vivant dans ces conditions attraperait des maladies.

Une situation problématique

Il n’empêche que la situation reste problématique. Certains migrants, désespérés, se plongent dans l’alcool et la drogue et peuvent devenir violents, ce qui crée de l’insécurité dans la zone. Les chauffeurs de bus réclament donc des changements importants avant de se remettre à desservir la gare.

Que faire?

En plus de nettoyer plus souvent la zone, une autre solution consisterait à créer un centre d’accueil et d’orientation pour les migrants. Mais Maggie De Block, la secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de la Migration, refuse. Selon elle, les migrants qui ne demandent pas l’asile en Belgique ne peuvent pas rester sur le territoire. Or, comme on te l’a expliqué ci-dessus, les migrants “en transit” de la gare ne demandent pas l’asile étant donné qu’ils ne font que passer en Belgique avant de rejoindre un autre pays.

crédit photo : belga

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