Que retenir des élections présidentielles françaises ?

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Ce dimanche 7 mai, les Français se sont rendus une seconde fois dans les bureaux de vote pour le second tour des élections présidentielles françaises. Ils devaient choisir entre Marine Le Pen du Front National (FN) et Emmanuel Macron du mouvement « En Marche ! ».

La majorité (66,1%) des électeurs ont désigné Emmanuel Macron comme 25ème président de la République française (lis son portrait ici). Mais que dois-tu retenir de ces élections ?

Une France chamboulée

Pour la première fois en France depuis plus de 50 ans, aucun des deux grands partis politiques de la gauche (François Hollande, par exemple) et de la droite (Nicolas Sarkozy, par exemple) n’était présent au second tour de l’élection présidentielle. A gauche, les Français n’ont pas trouvé d’héritier à l’ancien président, François Hollande. Et à droite, le candidat favori, François Fillon, a perdu sa crédibilité à cause d’affaires judiciaires. Ce sont donc deux autres partis qui étaient en compétition ce dimanche :
- « En Marche ! », le parti politique qu’Emmanuel Macron a fondé en 2016
- le Front National, parti créé par Jean-Marie Le Pen, le père de Marine Le Pen qui le dirige aujourd’hui.

La montée du FN

Dimanche soir, la France et l’Europe tremblaient en attendant les résultats, car ils avaient peur que Marine Le Pen soit élue. Cette dirigeante du FN, comme nous te l’expliquions il y a deux semaines, défend des idées nationalistes et une politique raciste. Elle veut par exemple sortir la France de l’Union Européenne, ce qui aurait des implications pour tous les pays qui en font partie. Depuis 2002, le Front National n’était pas arrivé au second tour aux élections présidentielles. A l’époque, Jean-Marie Le Pen, le père de Marine Le Pen, avait réuni 5,5 millions de voix. En 2017, Marine Le Pen, même si elle perd contre Emmanuel Macron, a réuni 11 millions de voix. C’est un score historiquement élevé pour ce parti. Cela montre que de plus en plus de Français pensent comme Marine Le Pen.

Un taux abstention record

L’enjeu de ces élections était donc important. Pourtant, il y a eu un taux d’abstention record. L’abstention, c’est le fait de ne pas voter. Le taux d’abstention se calcule en nombre d’électeurs qui n’ont pas participé au vote. En France, en effet, chacun est libre de voter ou non, tandis qu’en Belgique, le vote est obligatoire. Pour ces élections, la France a connu un taux d’abstention record. 25,3 % des Français n’ont pas été voter. Ce taux n’a plus été aussi élevé depuis 1969. Cela signifie que les Français ne croient plus en la politique, n’appréciaient aucun des deux candidats ou n’adhéraient pas à toutes leurs idées.

Crédit photo: Reporters