Syrie : la Goutha orientale vit un cauchemar

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La Syrie est un pays d’Asie situé au sud de la Turquie. Depuis 2011, il est est en guerre. En tout, 350.000 personnes sont mortes dont 100.000 civils et 19.000 enfants. Mais, ces derniers jours, la situation s’est encore aggravée en Ghouta orientale. Explications.

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Ce samedi, le conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la mise en place d’un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie. Qu’est-ce que cela veut dire? Que les combats doivent arrêter pendant 30 jours pour permettre aux organisations humanitaires de fournir de l’aide aux habitants du pays et de soigner les blessés. Selon l’ONU, plus de 13 millions de Syriens (sur 18 millions d’habitants) ont actuellement besoin d’une aide humanitaire. Une seule exception au cessez-le-feu est prévue : les combats contre les organisations terroristes de la région peuvent continuer.

Ce cessez-le-feu n’est donc pas un accord de paix puisque les combats pourront reprendre dans un mois. L’ONU a déjà essayé de trouver des solutions pour amener la paix dans ce pays, sans succès. Elle s’est donc “contentée” de voter un accord humanitaire qui devrait aider la population. Principalement les personnes vivant en Ghouta orientale.

La Ghouta orientale, c’est quoi, c’est où?

Tu as peut-être déjà entendu ce nom à la télévision. Il s’agit d’une région située à l’est de Damas, la capitale de la Syrie. Si cette région a fait parler d’elle ces temps-ci, c’est parce que 500 civils y sont morts en l’espace de 7 jours ! Mais, en réalité, cela fait des années que la situation est grave en Ghouta. Cette région est assiégée depuis 2013. En 4 ans, 18.000 personnes dont 5.000 enfants y sont morts. C’est ce qu’indiquent des personnes travaillant dans les hôpitaux sur place.

Etant donné que les bombardements ont fortement augmenté ces derniers jours dans la région, un adolescent de 15 ans vivant en Ghouta a appelé à l’aide sur les réseaux sociaux. Il a publié une vidéo filmée à l’aide de son smartphone où il montre l’étendue des dégâts causés par les bombardements. “Sauvez-nous avant qu’il ne soit trop tard”, demande-t-il.

“C’est l’enfer”, raconte pour sa part Ziad Alissa, président d’une organisation humanitaire française régulièrement en contact avec des personnes présentes en Ghouta. “Il y a des bombardements en continu. Les habitants tentent de fuir dans les sous-sols mais il n’y a pas de chauffage, pas d’électricité”, explique-t-il sur France Tv Info.

Les habitants ont besoin de médicaments, de nourriture mais ils ont surtout besoin que les bombardements s’arrêtent”. Malheureusement, malgré le cessez-le-feu, les bombardements ont continué ce dimanche. A voir s’ils se poursuivront les prochains jours…

Pourquoi y a-t-il des bombardements dans cette zone?

Si l’armée de Bachar al-Assad, le président de la Syrie, bombarde cette région, c’est parce que des rebelles armés s’y trouvent. Ces rebelles ne sont pas d’accord avec la manière de gouverner de Bachar al-Assad et souhaitent qu’il quitte ses fonctions. Notons que des terroristes se cachent également en Ghouta.

Ce qui est reproché à Bachar al-Assad – et à son allié russe – c’est de bombarder toute la zone, sans faire la différence entre les bâtiments où les rebelles se trouvent et les bâtiments où les civils se trouvent. En voulant tuer les rebelles, le président n’hésite pas à viser des citoyens qui ne participent pas à ce conflit. “C’est une punition généralisée, c’est un massacre”, continue Ziad Alissa. Antonio Guterres, le chef de l’ONU, a quant à lui parlé “d’enfer sur terre” pour qualifier la vie dans cette région.

crédit photo : reporters