Un ramadan pas comme les autres

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Le coronavirus chamboule les habitudes de tout le monde, y compris des croyants. Le ramadan, qui débutera fin de semaine, sera très différent des précédents pour les musulmans. Explications.

Cette année, le ramadan devrait débuter vendredi en Belgique. Si la date n’est pas encore connue avec certitude puisqu’elle dépend de la position de la lune, une chose est déjà sûre : ce ramadan ne ressemblera à aucun autre.

Qu’est-ce que le ramadan?

Le ramadan, nom du 9ème mois du calendrier musulman, est un événement très important pour tous les musulmans. Il fait en effet partie des cinq piliers de l’Islam, c’est-à-dire des devoirs que tous les croyants doivent respecter au cours de leur vie.

Le ramadan est, pour les musulmans, une manière de se consacrer entièrement à leur Dieu, Allah. Pendant le ramadan, les croyants jeûnent la journée et ne mangent qu’une fois le soleil couché. De cette façon, ils se purifient le corps et l’esprit et se rapprochent des plus pauvres.

Que va changer le coronavirus?

Une fois la nuit tombée, lorsqu’il est à nouveau autorisé de manger, les musulmans avaient l’habitude de se retrouver en famille ou entre amis pour partager un repas. Ce ne sera malheureusement pas possible cette année. Etant donné que les contacts avec les autres doivent être très limités, les repas devront se faire entre personnes d’une même maison. Un sacré bouleversement puisque les pratiquants appréciaient beaucoup de se retrouver et manger ensemble. De même, après un mois de ramadan, les musulmans avaient l’habitude d’en fêter la fin au cours de l’Aïd el-Fitr. Là encore, ils ne pourront le faire qu’avec les personnes vivant sous le même toit qu’eux.

Ils ne pourront pas non plus se rendre à la mosquée pour prier étant donné qu’elles sont fermées.

Enfin, les autres années, des exceptions au ramadan étaient prévues pour les personnes âgées, les femmes enceintes ou les très jeunes enfants. Cette année, l’Exécutif des Musulmans de Belgique a décidé que les personnes qui travaillaient dans les hôpitaux ou les détenus étaient aussi exceptionnellement autorisées à ne pas jeûner.

Rappelons que l’islam n’est pas la seule religion à être impactée par le coronavirus. La semaine dernière, les chrétiens n’ont pas non plus pu se rendre à l’église pour la messe de Pâques. Sans compter que les enterrements et mariages religieux doivent jusqu’à nouvel ordre se faire en petit comité et ce, pour toutes les religions du monde.

crédit photo : reporters